Critiques sacrées et profanes

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1) Avec ce roman Les Profanateurs, Martial Caroff nous offre une nouvelle enquête du philosophe Antisthène, après Sanglante comédie.
Passionné par la Grèce antique, l'auteur met en scène aussi bien de grands personnages historiques (Antisthène, Socrate, Sophocle, Eupolis, Alcibiade...) et des personnages fictifs.

A travers ce polar historique, Martial Caroff aborde une multitude d'évènements s'étant déroulé en -415 ou pendant la période proche. La guerre du Péloponnèse est bien sûr omniprésente, un conflit qui a débuté en -431 et qui ne se terminera qu'en -404. On en apprend aussi beaucoup sur les différents personnages, leurs relations, leur importance dans la cité.

Ce roman comporte de très nombreuses descriptions de la vie athénienne à cette époque : l'habitat, les vêtements, la religion, la vie quotidienne, la politique... On y retrouve un vocabulaire spécifique très riche, défini en annexes. Quelques passages paraîtront peut-être trop descriptifs à certains lecteurs mais ce choix de l'auteur nous permet de mieux imaginer quelle était la réalité de l'époque.

Nous conseillons cet ouvrage à de bons lecteurs et même aux adultes qui prendront à coup sûr beaucoup de plaisir à se plonger dans une période historique encore peu abordée.

© Histoire d'en Lire. Janvier 2012.

www.histoiredenlire.com/antiquite/profanateurs.php

 

2) Profanateurs (Les)

Martial Caroff

Gulfstream, Courants noirs, roman (France), policier historique, 223 pages, janvier 2011, 13,5€

En l'an 416 avant Jésus-Christ, les Athéniens viennent de déclarer la guerre à l'île de Mélos et d'en massacrer inutilement les habitants, au prétexte qu'elle souhaitait conserver sa neutralité dans le conflit entre Athènes et Sparte. Alcibiade, stratège et homme politique, est acclamé par le peuple pour sa victoire, mais bien d'autres s'en méfient : il profite néanmoins de ce soutien populaire pour imposer à Athènes une expédition militaire contre la Sicile. Mais la ville n'est
pas agitée que par ces préparatifs. Presque coup sur coup, deux scandales horrifient les Athéniens : des citoyens se sont livrés à une honteuse parodie de la cérémonie sacrée des Mystères et les statues du Dieu Hermès ont été ignoblement mutilées.

Mais un autre mystère taraude le personnage principal de ce récit, le jeune philosophe Antisthène, qui fondera la branche des Cyniques : son ami Eupolis, dramaturge bien en vue, a mystérieusement disparu. Ces éléments pourraient-ils être liés ? En compagnie de son ami Hérion, un esclave affranchi, de son condisciple Socrate et de ses deux jeunes protégés, un certain Aristoclès (...) et une petite fille nommée Potoné, Antisthène mène l'enquête à travers une Athènes enfiévrée, agitée, et bientôt ensanglantée par des mouvements populaires.

Entres faux et vrais témoignages, complots réels et fictifs, menaces et sous-entendus, le narrateur découvrira des vérités étonnantes et complexes. Il fera son apprentissage des manœuvres retorses de ses compatriotes, et réalisera que les plus grands orateurs ne sont rien d'autre que des "vautours se déchirant la démocratie". Un constat qui sera un peu plus tard confirmé par le stratège Nicias, lequel déclarera que "les deux extrémités du fil des sensibilités politiques athéniennes se rejoignent en un nœud en vue d'enserrer la cité dans le garrot d'une tyrannie".

Ce récit à base de courtes scènes contient, à vrai dire, beaucoup plus d'Histoire que d'histoire. Essentiellement prétexte à décrire la vie de la cité d'Athènes, ses lieux et bâtiments publics, ainsi que les us, coutumes, mœurs politiques et autres caractéristiques de l'époque, elle offre une intrigue essentiellement basée sur des faits historiques, en brodant légèrement, en prenant certaines libertés – notons l'idée, assez habile, de simplifier les polémiques publiques en fusionnant trois individus de même tendance politique, Démostrate, Androclès et Pythonicos en un seul nommé Démoclès – et en y ajoutant quelques personnages imaginaires.

Cet ouvrage, s'il n'est pas particulièrement riche en péripéties pour son personnage principal, Antisthène (à moins que l'on ne considère, sans doute avec raison, que le personnage principal est en réalité Athènes, qui vit une année à la fois agitée et décisive), sacrifie néanmoins in fine aux rituels du polar en dévoilant, au fil d'une conversation classique entre les principaux protagonistes et enquêteurs, les clefs de ces multiples mystères. Une conversation qui n'a pas lieu dans un classique salon londonien, mais dans celui d'une trière (autre nom de la classique trirème) en route vers la Sicile.

Pour moitié récit policier, pour moitié thriller politique, ce récit fait donc la part belle à l'ouverture des jeunes lecteurs à la culture grecque et à l'une de ses époques les plus passionnantes. Si l'on peut reprocher quelques facilités – les personnages, prétextes à l'intrigue et aux notions historiques, ne sont pas développés outre mesure – ou des défauts mineurs – le fait que les personnages les plus jeunes s'expriment exactement comme de nos jours nuit quelque peu à une reconstitution historique par ailleurs méticuleuse – la segmentation en vingt-deux chapitres brefs permettra à tous d'avancer dans ce roman sans jamais se lasser.

Assumant pleinement son rôle éducatif, l'ouvrage s'agrémente de nombreux suppléments didactiques. Un semis de notes de bas de page, ni trop nombreuses ni trop indigestes, puis plusieurs annexes : un lexique, une série de notes au sujet des personnages réels, une double page consacrée à Platon, une autre à Sophocle, un extrait « Alcibiade vu par Plutarque », et enfin des éléments de bibliographie. Notons également que le volume est introduit par deux cartes, une d'Athènes en 415 avant Jésus-Christ, et une autre de la région méditerranéenne. Tous ces compléments, qui viennent éclairer et compléter utilement le récit, sauront intéresser le jeune public sans jamais l'ennuyer.

Hilaire Alrune

13 janvier 2012

www.yozone.fr/spip.php?article13532

 

3) L’action se déroule à Athènes, 415 av. J-C. Des évènements d’ordre religieux vont éclabousser cette cité bouleversée d’abord par la mutilation des statues d’Hermès, un dieu grec sculpté par Praxitèle, très célèbre dans l’antiquité. Puis par une imitation burlesque de la cérémonie sacrée des mystères et cette interminable guerre du Péloponnèse dont l’issue est encore incertaine…En toile de fond, la disparition d’Eupolis, un auteur célèbre, qui passe presque inaperçue. Antisthène le cynique, accompagné par le jeune Aristoclès, tous deux amis d’Eupolis, vont se mettre à sa recherche. Ils vont rencontrer des personnages célèbres, les plus éminents de la cité comme Socrate et un vieil auteur de tragédies, Sophocle âgé de quatre-vingt ans. Les profanations sont liées à la disparition d’Eupolis. L’inquiétant Alcibiade se présente à l’horizon…

Un très beau livre, des aventures palpitantes et éducatives puisque que l’on rencontre beaucoup de personnages historiques bien connus. La Grèce Antique a toujours fasciné et vous le serez également en lisant ce récit passionnant qui nous est conté par un auteur talentueux !

17 janvier 2012

Les Chroniques de Madoka

http://leschroniquesdemadoka.over-blog.com/article-les-profanateurs-jeunesse-97291659.html

 

4) En 415 avant J.C, deux scandales religieux secouent Athènes : les statues d'Hermès ont été mutilées et la cérémonie sacrée des Mystères a été parodiée. Eupolis, un auteur de comédies, a, quant à lui, disparu. Aidé de son ami Hiéron et du jeune Aristoclès, Antisthène part à la recherche d'Eupolis et enquête pour savoir qui a commis les profanations.

Oscillant entre récit policier et thriller politique, ce roman broché présente la deuxième enquête du philosophe Antisthène. Passionné par la Grèce antique, l'auteur mêle à sa narration personnages historiques (Socrate, Sophocle, Eupolis, Alcibiade...) et fictifs. Prétexte à présenter la vie quotidienne de la cité d’Athènes, le récit comporte de très nombreuses descriptions méticuleuses sur la politique, la religion, l'habitat... et certains passages, bien que fort érudits et, de ce fait, enrichissants peuvent paraître longs. L'écriture use d'un langage soutenu (vocabulaire spécifique, parfois abscons pour les néophytes). Certaines scènes interpellent comme ces "doigts d'honneur" que la foule brandit ou la violence meurtrière qui se déchaîne. Un ouvrage didactique qui s'accompagne de nombreuses annexes : lexique, notes au sujet des personnages réels, un extrait «Alcibiade vu par Plutarque», des éléments de bibliographie et des cartes. Bon niveau de lecture requis.

COP

Janvier 2012

http://www.choisirunlivre.com/fiche_lecture.php?livre_id=14804

 

5) Les Profanateurs est un roman policier historique extrêmement riche. Dès les premières pages il apparaît évident que Martial Caroff est un passionné de l'histoire grecque et qu'il la connait sur le bout des doigts. J'ai vraiment beaucoup apprécié le décor mis en place qui rend l'histoire extrêmement crédible et réelle.

Les modes de vie des athéniens sont très bien représentés tout comme la société et ses habitudes. Ainsi, le vêtement, la place de la femme, l'organisation de la cité en dème, tribus, citoyens et non citoyens sont très bien expliqués au lecteur et celui-ci ne se sent pas floué comme cela peut-être le cas parfois en lisant un roman historique.

De même, j'ai trouvé passionnant le fait de tirer un roman policier de faits réels qu'il a lu dans Thucydide ou les récits d'autres chroniqueurs grecs de l'époque. J'apprécie cette précision dans les détails de l'histoire, du décor. Il faut souligner l'importance des notes de bas de page et des annexes, utiles et même nécessaire pour comprendre l'ambiance dans laquelle évolue nos héros, Antisthène et Aristoclès.

Ce soin du détail m'a envoûtée car il ne faut pas oublier qu'il s'agit d'un roman jeunesse et j'apprécie lorsqu'un auteur jeunesse ne prend pas ce prétexte pour simplifier un récit. C'est sincèrement la force de ce roman que d'apporter au jeune public un vrai récit historique ! Le seul bémol que je mettrais à cette qualité de retranscription c'est que cette qualité est aussi la faiblesse de l'ouvrage. Le roman est dense en information et je pense que pour quelqu'un qui ne connaîtrait pas un peu le monde grec antique avant d'ouvrir Les Profanateurs, risquerait de se sentir submergé. Il est vrai aussi, que puisque Martial Caroff a choisi de réécrire une histoire vraie, il n'est pas le garant du rythme ni de la solution et on pourrait croire – à tord je pense – à un manque de souffle et de suspense.

Etant donné que Martial Caroff fonde son second roman jeunesse sur une histoire vraie de l'époque classique athénienne, nous rencontrons avec énormément de plaisir des personnages historiques illustres. J'ai eu – comme en cours de grec – un faible pour Socrate, personnage particulièrement intéressant. La douceur et la perspicacité du philosophe ont été très bien rendues par Martial Caroff. Le vieux Sophocle est aussi intéressant car bien que différent de Socrate, je trouve que les deux personnages ont un petit quelque chose en commun.

Aristoclès est un enfant assez exceptionnel – et pour cause! - et je trouve qu'il mériterait un roman pour lui. Finalement j'ai moins aimé le personnage d'Antisthène. Il est peut-être un peu trop sec et cynique pour moi. Cependant nous suivons cette galerie de personnage avec plaisir et intérêt et j'avoue qu'à partir du chapitre 4 je me suis prise au jeu de l'intrigue et j'ai fini le roman d'une traite.

Pour finir, je souhaite saluer la mise en page du roman, les annexes finales et le choix de la couverture que je trouve superbe.

Malgré sa complexité, ce roman est un vrai polar historique, documenté et fascinant qui me donne envie de lire le premier tome Sanglante Comédie.

Merci aux Agents littéraires et à Gulf Stream Editeur pour ce roman!

Roman lu dans le cadre du challenge: La fontaine de jouvence.

Perséphone

20 janvier 2012

http://bibliothequepersephone.blogspot.com/2012/01/les-profanateurs-martial-caroff.html

 

6) Notre histoire se déroule à Athènes quelques siècles avant Jésus-Christ, pendant la grande époque de la toute puissance de la Grèce antique. Alors que la guerre du Péloponnèse s'enlise et que la grande cité d'Athène s'apprête à envoyer une flotte contre la Sicile, plusieurs troubles agitent simultanément la ville : des profanateurs détruisent les statues du dieu Hermès ; l'ambitieux stratège Alcibiade est compromis dans une parodie de cérémonie sacrée. Quand à la disparition de l'auteur de comédies Eupolis, elle n'intéresse pas grand monde, mais son ami le philosophe Antisthène est persuadé que les trois événements sont liés. Son enquête va mettre au jour de sombres machinations...

Ce roman, bien qu'appartenant clairement au genre polar avec ses intrigues mêlées que l'on ne dénoue qu'à la toute fin, est surtout l'occasion pour Martial Caroff de donner libre cours à sa passion pour la Grèce antique en nous offrant un récit historique basé en grande partie sur des faits réels. On y rencontrera ainsi maints personnages célèbres (Socrate, Platon...) que l'on découvrira en situation. Pour approfondir les connaissances du lecteur, l'ouvrage renferme également des cartes, un lexique des termes les plus complexes, un historique des personnages ayant réellement existé ainsi que nombre de notes de bas de page explicitant le contexte ou les événements. Sans compter les descriptions et explications données directement dans le texte. L'auteur a fait preuve d'un grand soin du détail !
Le revers de cet aspect didactique, c'est qu'il y en a parfois un peu trop. Cela nuit un peu à la fluidité de la lecture. Par exemple, se reporter sans cesse au lexique pour comprendre un vocabulaire spécifique restant obscur pour les néophytes, cela devient vite lassant.

Les personnages, réels ou fictifs, sont bien campés. Tout du long, on hésite à savoir si on apprécie vraiment l'enquêteur, Antisthène : ce philosophe est un rebelle; il a créé l'école contestataire des Cyniques, et est à la fois violent et provocateur. Son ami Hiéron, ou le petit Platon, sont beaucoup plus sympathiques ! Quoi qu'il en soit, le tout est suffisamment intéressant pour me donner envie de découvrir les précédentes aventures d'Antisthène, relatées dans Sanglante comédie et auxquelles il est parfois fait allusion dans ce roman-ci.
A conseiller à tous les jeunes lecteurs qui veulent en découvrir davantage sur la Grèce antique.

Soleil

25/1/2012

http://climaginaire.com/index.php/climaginaire/Livre/Jeunesse/Polar-Thriller/Les-profanateurs

 

7) Avec Les Profanateurs, nous voilà plongés dans la Grèce Antique, découvrant la deuxième aventure d’un enquêteur sorti des sentiers battus. Antisthène, philosophe créateur de l’école des Cyniques et disciple de Socrate, est le héros ingénieux et fort en gueule de ce roman noir à la mode antique. Doté d’acolytes truculents et d’une liberté de paroles sans limites, il empoigne la vérité de sa main crasseuse et se fait le censeur irrévérencieux des plus grands comme le contempteur des bassesses de ses contemporains.

« Vois mes élèves ! Fils de chevaliers, de commerçants ou même d’esclaves, peu m’importe ! Je ne les reçois qu’à trois conditions : qu’ils soient vifs d’esprit, qu’ils acceptent de s’habiller pauvrement et qu’ils crachent sur les conventions et sur les bouffis d’or comme toi et les tiens ! »

Nous voici donc en 415 avant J.-C., à Athènes. Alors que le stratège Alcibiade assaille la Sicile, des scandales inouïs secouent la cité : les statues d’Hermès se réveillent mutilées et la cérémonie des Mystères d’Eleusis se trouve tristement parodiée. En ces temps de guerre, tous les présages comptent et les rumeurs vont bon train.

Seul Antisthène prête attention à la disparition d’Eupolis, auteur de comédies, rival d’Aristophane, et s’engage dans une enquête qui le conduira dans toutes les strates de la société et jusque sur les mers. Accompagné de son ami Hiéron et du jeune Aristoclès, il lui faudra affronter les foudres du pouvoir, éviter la mort d’une enfant innocente, découvrir le vrai visage d’une concubine et d’une guerre masquant le premier génocide de l’histoire, déjouer les pièges de l’ambition démesurée.

Martial Caroff offre à son lecteur une vision de la cité grecque des plus vivantes et exigeantes. L’appareillage de notes et d’annexes fort complet sera sans nul doute utile aux lecteurs jeunes et moins jeunes pour se situer dans cette période complexe où s’affrontent les deux grandes cités grecques dans une lutte sans fin. Si la partie enquête manque parfois de rebondissements trépidants, cet ouvrage le compense largement par ses qualités historiques, par la réussite des dialogues entre les personnages, par les portraits vifs et efficaces des différents protagonistes, par sa capacité à faire entrer dans la philosophie par la porte de la fiction et des rapports humains.

« Je ne suis pas un sage, Roxana, je suis en mouvement ! La sagesse est un chemin. Rocailleux et en pente. C’est un devenir, un espoir, une force qui tire en avant, ce n’est pas un état ».

Croiser Sophocle au tournant de sa glorieuse carrière et partager ses doutes, sourire des premières joutes verbales entre Socrate et celui qui commence à peine à être surnommé Platon, s’amuser de la logique impitoyable d’Antisthène et de ses contradictions, autant de plaisirs qui prolongent ceux offerts par le premier volume Sanglante comédie (2011). Ce premier opus est à découvrir. Il faut assurément revenir sur cette comédie où Aristophane fait à Socrate la démonstration parfaite de son devenir philosophique et où Antisthène mérite pour la première fois son titre de « chien ».

Roman policier, fresque historique, introduction philosophique, Les Profanateurs mélange les genres de façon ludique et savante, concoctant un hybride littéraire de belle teneur destiné à des lecteurs avides de connaissances.

28 janvier 2012

Myriam Bendhif-Syllas

http://www.lacauselitteraire.fr/les-profanateurs-martial-caroff.html

 

8) Ce roman historique policier nous plonge dans la Grèce antique. Et avouez qu'on ne voit pas cela tous les jours, dans les policiers ! On sent toute la passion de l'auteur et son extrême connaissance de l'époque. Au coeur même de l'intrigue, on croise d'illustres personnages, tels que Socrate ou encore Platon. Parfois, l'aspect très descriptif et historique prend le pas sur l'histoire en elle même, ce qui peut en gêner la lecture, de même le fait de devoir se référer très souvent au lexique. Ce roman demeure malgré tout un bon polar historique, qui devrait ravir les amoureux de Grèce antique.

8 février 2012

Cederd@le

http://despagesdesimages.blogspot.com/2012/02/les-profanateurs.html

 

9) Intrigue à la grecque.

En toile de fond : la guerre du Péloponnèse et la bataille de Sicile. Nous sommes à Athènes en 415 avant J.C. Qui donc est à l'origine de la mutilation des statues d'Hermès et de la parodie de la cérémonie sacrée des Mystères ? Qui sont ces profanateurs qui laissent la ville meurtrie à la merci de la fureur divine ? Antisthène part à la recherche de son ami Eupolis qui a disparu au moment du scandale : curieuse coïncidence qui oriente le jeune philosophe dans sa recherche de la vérité aidé de deux compagnons : Hiéron et Platon.

Notre avis

Un régal pour les passionnés de Grèce antique qui découvriront en annexe un lexique et des précisions sur la vie des personnages. Pour bons lecteurs.

Parents d'ado n°27

Février-mars 2012

 

10) En décembre 416 avant J.C., le jeune, brillant et cruel stratège athénien  Alcibiade s’illustre particulièrement dans le siège et l’anéantissement de la cité de Mélos, une des péripéties sanglantes de l’interminable guerre du Péloponnèse. Il est au faite de sa popularité quelques mois plus tard (en juin 415), lorsqu’une série d’évènements crée une situation quasiment incontrôlable dans la cité : lors du rassemblement de l’Ecclesia, l’assemblée des citoyens réunie pour statuer sur le projet d’une expédition militaire en Sicile, Démoclès, rival d’Alcibiade demande son arrestation. Il l’accuse à la fois d’avoir commandité la mutilation des statues du dieu Hermès dans la cité, de s’être livré à un pastiche des mystères éleusiens, et enfin d’avoir pour but le renversement de la démocratie ! Dans une vague de dénonciations, d’arrestations et d’exécutions, que peut bien signifier la disparition inexpliquée du  célèbre acteur et auteur Eupolis ? Celui-ci avait rendez-vous avec son ami, le philosophe Antisthène. Le fondateur de la secte des Cyniques est bien décidé à mener une enquête sur tous ces mystères, et il sera cette fois accompagné d’un jeune et étonnant acolyte : Aristoclès, fils de bonne famille, qui gagnera son surnom, ô combien célèbre, de Platon...

Faisant suite au déjà passionnant (et complexe) "Sanglante comédie", ce roman remet en scène Antisthène, philosophe mal embouché et plutôt crasseux, qui a pour habitude d’inculquer vigoureusement  (y compris à coups de bâton) les rudiments de la sagesse dans les têtes dures et récalcitrantes de ses concitoyens... Rigoureusement construit sur des faits historiques avérés, peuplé de personnages illustres, enrichi de nombreuses annexes, le récit est palpitant pour tout lecteur intéressé par la grandeur de la civilisation athénienne, mère de la tragédie, de la philosophie et de la démocratie. A partir de 14 ans pour les lecteurs motivés, particulièrement ceux qui s’initient au grec ancien.

1.2.3. Loisirs

Avril 2012

http://www.123loisirs.com/Profanateurs-Les.html

 

11) Pour commencer, je voudrais signaler que je n’avais jamais lu auparavant de romans historiques traitant de l’Antiquité d’une part parce que je n’en avais pas eu l’occasion, et d’autre part parce que ça ne m’avait jamais attiré. C’est donc avec réticence que je me suis plongée dans ce roman, d’autant plus qu’il fallait lorgner sur le lexique en fin de livre pour comprendre la moitié des termes utilisés (je déteste çaaaaaa) et que tous les prénoms des personnages se ressemblaient. À cela j’ajouterai que je trouvais ça un peu pompeux ou prétentieux d’avoir choisi pour personnages Sophocle, Socrate, Platon, etc. Cela dit, l’auteur se place résolument du côté de la fiction tout en suivant la trame de l’Histoire ce qui nous donne un roman de fiction très documenté. Donc, en laissant de côté le lexique après l’avoir parcouru, le roman se lit plutôt bien (j’avais oublié le sens de certains termes au fil de la lecture, mais tant pis…) Cette histoire un peu policière est plaisante. Elle sent parfois le cours d’histoire romancé, mais se laisse lire. Il est intéressant de côtoyer ces différents philosophes et écrivains et d’assister à la naissance de celui qui deviendra Platon. Le lecteur plonge aussi dans ce monde qui a vu la naissance de la démocratie, sa difficulté à s’imposer, et sa chute. La vie quotidienne de la cité d’Athènes intégrée dans le récit est aussi un élément instructif. Cependant, en s’inscrivant sur ce fond historique, l’auteur creuse un fossé entre les personnages et le lecteur qui ne parvient pas à s’identifier à eux ; il se contente de suivre l’histoire de loin. On peut aussi remarquer que l’auteur a tenté d’imiter le style poétique d’Homère à travers ses nombreuses descriptions, sans y parvenir réellement. L’enquête d’Alcibiade (Antisthène, sic...) est le sujet principal de l’œuvre qui par ailleurs appartient à la collection Courants Noirs. Mais cette enquête est assez étrange car le lecteur n’est pas réellement en situation de lecteur d’enquête policière : il n’est jamais amené à s’interroger sur l’identité du coupable et il semble même parfois manquer d’informations capitales masquées par les très intéressantes descriptions de la vie d’Athènes. Ce roman est donc très instructif, assez prenant, facile à lire si l’on met de côté tous les termes du lexique. On peut juste lui reprocher de ne pas faire battre notre palpitant…

7 juin 2012

Uriell (bibliothèque municipale de Brest)

Libfly

http://www.libfly.com/les-profanateurs-martial-caroff-livre-1566597.html

 

12) « Les six trières rayaient le miroir des eaux. »

S’il apparaît un peu complexe de premier abord, le roman de Martial CAROFF se révèle très vite absolument passionnant, mêlant à la fois une intrigue policière embrouillée et une connaissance parfaite de la Grèce du cinquième siècle avant JC. Une fois familiarisé avec les us et coutumes de l’époque (et le lexique proposé en fin de volume est un précieux allié), on déambule avec bonheur sur les pas d’Antisthène et de sa nouvelle recrue, le jeune Aristoclès, dont on ne découvrira l'illustre surnom qu’au cours du roman, à travers les rues d’Athènes et ses lieux prestigieux qui prennent tout à coup une autre réalité.

La narration mêle habilement différentes histoires, donnant à voir de multiples points de vue, histoires qui vont finir par toutes se réunir en un point final, à la fois inattendu et… presque cynique ! Les personnages sont bien campés, crédibles car humains, et l’humour est omniprésent dans tout le livre. Les plus âgés y retrouveront avec plaisir joyeusement incarnés les noms de leurs cours d’histoire et de philosophie et les plus jeunes découvriront avec bonheur une civilisation qui fut berceau de la nôtre.

Les Profanateurs, deuxième volume des aventures d’Antisthène (après Sanglante Comédie) est une lecture intelligente, cultivée, rigoureusement écrite et qui procure beaucoup de plaisir.

Antisthène, en tant que métèque, n’avait pas assisté à l’Assemblée du peuple. Mais la rumeur publique s’était chargée de le renseigner sur l’incident qui avait conclu la séance de l’Ecclésia.

Il était inquiet.

Non qu’il plaignît Alcibiade, un vil arriviste qu’il méprisait, mais Antisthène craignait les réactions du peuple, si prompt à s’enflammer. Or, des troubles civils à la veille du départ de la plus formidable flotte que les quais du Pirée aient jamais vue seraient immédiatement interprétés par les ennemis d’Athènes comme un signe de faiblesse.

Antisthène avait rendez-vous à l’Eleusinion, au nord-ouest de l’Acropole. C’était au cœur de ce temple que les objets sacrés des Mystères étaient temporairement entreposés dans une corbeille mystique, à la fin de l’été, avant d’être reconduits à Eleusis par la voie sacrée.

4 juillet 2012

http://siletaitencoreunefois.hautetfort.com/archive/2012/07/04/les-profanateurs-m-caroff.html

 

13) Résumé : A peine rentré de l’île de Mêlos qu’il a conquise et dont il a massacré les habitants, Alcibiade le stratège s’apprête à repartir en expédition en Sicile. Mais la cité d’Athènes gronde de deux scandales religieux : la parodie de la cérémonie sacrée des Mystères et la mutilation des statues d’Hermès. Ces deux crimes à l’encontre des divinités de l’Olympe peuvent entrainer la mort de celui qui les a perpétrés. C’est alors qu’Antisthène, jeune philosophe des rues se lance à la recherche d’Eupolis son ami poète qui a mystérieusement disparu.

L’avis du comité : Pourquoi pas ? Deuxième volet de la série des enquêtes d’Antisthène dont  le premier est « Sanglante comédie ». Roman très documenté historiquement, très fouillé du point de vue de l’architecture et des us et coutumes de l’époque, voir un peu trop car d’avoir à se référer au lexique et aux annotations de manière répétée rend la lecture laborieuse et, finalement, dissuade le lecteur.

10 juillet 2012

Natjac, Comité ado n°5

http://www.dimensionados.fr/livres/les-profanateurs-de-martial-caroff-gulf-stream/

 

14) Un massacre indigne de la démocratie athénienne, des profanations qui sèment le trouble et l'inquiétude dans la cité de l'Attique et un Antisthène toujours aussi en forme.

Cet été avec ce deuxième tome formidable, poursuivez votre visite de l'Athènes antique... bel été avec et sur le blog des Sandales.

La guerre du Péloponnèse a repris et Athènes s’apprête à jeter ses dernières forces dans la bataille de Sicile. C’est alors que deux scandales viennent déstabiliser et secouer l’orgueilleuse cité impérialiste : la mutilation des statues d’Hermès (véritable sacrilège qui dans cette société polythéiste est le pire des crimes) et la parodie de la cérémonie sacrée des Mystères.

De nouveau Antisthène et ses amis vont nous conduire dans les rues d’Athènes avec de nouveaux personnages comme le jeune Aristoclès…

Partez à la rencontre du vieux Sophocle, découvrez d’autres secrets de la société athénienne et laissez vous emporter par le souffle de l’histoire. Plus facile d’accès que le premier volume, ce deuxième opus des enquêtes d’Antisthène n’en est pas moins particulièrement savoureux et prenant. Du massacre de Mélos aux premiers moments de la bataille de Sicile c’est de nouveau un roman passionnant que nous offre Martial Caroff.

On en redemande … la suite c’est quand ?

13 août 2012

Jean-Luc

Librairie jeunesse "Les sandales d'Empédocle"

http://librairiesandales.hautetfort.com/archive/2012/08/13/les-profanateurs-lectures-d-ete.html

 

15) J'ai déjà eu l'occasion ici de chroniquer des romans de Martial Caroff et en particulier le volet précédent des Enquêtes d'Antisthène, le philosophe cynique ayant sévi à la fin de la Guerre du Péloponnèse. Voilà qu'Antisthène revient, et il est vénère, comme disent les élèves... C'est aussi l'occasion de (re)faire un petit séjour athénien, vers la fin de l'époque classique. On ne dira jamais assez à quel point cette époque représente un moment  rare dans l'Histoire de la civilisation : pendant une petite  cinquantaine d'années se sont croisés, dans cette petite ville d'Athènes qu'un roi perse avait en vain juré de soumettre, une véritable foule de personnages dont les noms - et bien souvent les oeuvres - sont restés dans les mémoires. Le plus surprenant, c'est que ces gens se sont pour la plupart connus  et fréquentés dans des circonstances de la vie quotidienne !

Résumé :

En -415, Athènes n'a toujours pas renoncé à ses prétentions hégémoniques sur la Grèce. Quelques mois plus tôt, sous le commandement d'Alcibiade, ses soldats ont même commis une véritable épuration ethnique à Mélos, une île des Cyclades déterminée à rester neutre dans le conflit entre la fragile démocratie et les redoutables spartiates. Alors que se prépare une nouvelle expédition, cette fois-ci vers la Sicile, voilà qu'un sinistre présage s'abat sur Athènes : presque tous les bustes de Hermès sont mutilés dans la Cité ! Antisthène, qui a fondé une école philosophique, est inquiet : bien qu'il professe l'indifférence à l'égard des coutumes et même des lois, il sait que la relative bienveillance dont il bénéficie vient de ce qu'Athènes est encore une démocratie. Or, en temps de guerre, il se pourrait bien que le pouvoir change de mains... Alors, quand il apprend qu'un esclave a mis en cause Alcibiade lui-même dans une autre affaire de profanation religieuse, et que son nom a aussi été lancé dans cette des Hermès mutilés, il comprend qu'une fois de plus, il va devoir dénouer l'écheveau des responsabilités. Sans savoir que, peut-être, l'intérêt d'Athènes et la justice pourraient se mettre à s'opposer...

Le personnage d'Alcibiade, homme politique athénien éminent, est l'un des arguments majeurs de cette histoire même s'il est plus souvent évoqué en paroles par les protagonistes plutôt que vu en personne. Alcibiade, réputé pour son goût du pouvoir à tout prix, et son talent consommé pour le double-jeu et la trahison, n'est certes pas la figure la plus admirable de la bande mais le simple fait qu'il ait été pupille de Périclès et disciple de Socrate montre bien ce phénomène d'imbrication sociale, caractéristique d'une époque si courte et pourtant si brillante. Epoque brève à cause de la fragilité du régime politique athénien, celui d'une démocratie archaïque, toujours sur le point de basculer vers l'oligarchie et en tout cas xénophobe, ne pouvant être citoyens que les descendants de citoyens et de femmes athéniennes. Antisthène est ici très conscient de la fragilité de la démocratie athénienne, dont il est d'ailleurs exclu par sa naissance. Même s'il n'analyse pas les causes de cette fragilité, il n'est pas sans chercher à y remédier à sa façon, et à son niveau. A ce titre Les Profanateurs est un roman politique, la démocratie athénienne étant (presque) une théocratie. Les enjeux des relations entre les différentes factions politiques cherchant à s'emparer du pouvoir me semblent fort bien rendus par l'auteur : pour nombre d'entre eux, la guerre elle-même n'est qu'une façon de faire avancer leur cause à l'intérieur des fortifications athéniennes...

La grandeur, chez les orateurs de l'Athènes antique, le cède volontiers à la médiocrité. Comme dans toutes les époques pourries, les complots fourmillent et peuvent atteindre n'importe quel personnage quelque peu public. En limitant le recours aux personnages fictifs et aux circonstances non documentées, Martial Caroff renforce la crédibilité d'une intrigue pas si différente de la basse politique actuelle, où les uns et les autres s'échangent coups bas et coups fourrés. Alcibiade en fera les frais, au nom de l'esprit des lois d'Athènes ; mais en fin de compte, c'est la Cité toute entière qui en paiera le prix, comme l'aurait voulu le destin cruel des tragédies de Sophocle - lequel apparaît au passage comme l'un des personnages majeurs de l'intrigue...

Tout comme le précédent volet, cette histoire si sérieuse est adoucie par quelques traits d'humour cynique et la présence parfois un peu malmenée d'un jeune disciple d'Antisthène, qui n'est autre que le futur Platon : façon pour l'auteur, peut-être, de rappeler que les époques les plus dangereuses contiennent toujours quelque lueur d'espoir... Quoi qu'il en soit, un livre plutôt réussi, qui laisse à penser qu'Antisthène pourrait bien reprendre du service. Qui sait, peut-être aura-t-il à enquêter lors de l'occupation étrangère, sous lesTrente Tyrans ?

Anudar

23 août 2012

http://grandebibliotheque.blogspot.fr/2012/08/les-profanateurs.html

 

16) Athènes, 415 av.JC. Antisthène, jeune philosophe des rues, se lance dans une enquête pour connaître le responsable de la profanation des Hermès de la ville, et retrouver aussi son ami Eupolis qui a disparu. Et si tout ça était lié ? Et le populaire Albiciade qui mène la guerre vers la Sicile, est-il le coupable qu'il cherche ? Dans le décor de la Grèce Antique, nous croisons Sophocle, Platon, et autres Aristophane. Dommage que le texte soit truffé de noms savants renvoyant sans cesse aux notes et annexes à la fin de l'ouvrage, ce qui ralentit la lecture. Toutefois grandes qualités historiques et philosophiques, superbement documenté. Plaira sans nul doute aux jeunes amateurs d'histoire de l'Antiquité, mais relativement érudits tout de même, voire plutôt à des adultes...  Fait suite à un 1er opus : Sanglante comédie.

9 octobre 2012

Vava64

Les feuillantines

http://feuillesentines.canalblog.com/archives/2012/10/07/25274973.html

 

17) Les Profanateurs est un livre d'aventure historique dans la Grèce Antique. Il est écrit par Martial Caroff qui est passionné par cette civilisation et c'est mon 1er "vrai" roman historique.

Tout d'abord, parlons du scénario qui est sans aucun doute le véritable point fort de ce livre. On pourrait dire "heureusement" car dans un livre historique, c'est justement l'interprétation de la documentation et des faits réels, donc le scénario, qui est le plus important. Et sur ce point là, Martial Caroff est un "petit professionnel". Car, grâce aux explications des faits réels que nous apportent les petites notes en bas de page, on comprend beaucoup le fonctionnement magistral de l'auteur. Son récit est basé sur une documentation sans faille. Car dans ce livre, il est écrit que les neufs dixièmes de l'intrigue sont basés sur des faits réels ou mentionnés par des chroniqueurs de l'Antiquité. A la fin, j'ai eu l'impression que l'auteur imitait légèrement l'inspecteur Poirot qui réunit les personnages de ses romans pour tout leur expliquer, car c'est cette technique que Martial Caroff utilisait. Et je peux vous assurer que les révélations de la fin m'ont bluffé ! Le scénario est à la perfection extrême et tellement bien assemblé par l'auteur ! En revanche, je n'ai pas énormément apprécié les personnages qui étaient trop nombreux par moments et dont les noms se ressemblaient ce qui fait que le premier critère n'as pas eu la note maximale.

Si l'on se dirige vers l'écriture, on doit évidemment parler de la "structure littéraire" de l'auteur. Pour chaque chapitre, il commence par une approche appronfondie du lieu du début du chapître. C'est ces descriptions parfois poétiques de paysage antiques qui font là tout le style propre à l'auteur. Mais toutefois, au début de l'histoire, j'ai trouvé qu'il en faisait un peu trop. On pourrait appeler cet auteur un "auteur à descriptions" ... Et il y a également un autre petit problème dans l'écriture de l'auteur. Il s'agit d'un petit problème mais qui agite les neurones. Parfois il fait parler ses personnages avec "dignité" et éloquence, et parfois il les fait parler sans ces 2 critères. Pourquoi ? Voilà une question qui trotte encore beaucoup dans ma tête.

Pour finir, reparlons d'un critère très important dans les romans historiques, et que nous avons déjà légèrement abordé : l'intrigue. L'intrigue de ce livre est sans hésitation menée avec une aisance que l'on sent mais avec cependant des petites longueurs dans les dialogues ici et là. Les révélations de la fin sont stupéfiantes et l'on est agréablement surpris de ce scénario approfondi et maitrisé. Dès le début du livre on sent une intrigue qui va s'améliorer au fil du temps.

Pour résumer : Un livre qui vaut la peine d'être lu, et qui plaira sans aucun doute aux amateurs de civilisations antiques. Un scénario à la pointe de la perfection mais peut être une écriture et une intrigue qui peuvent être légèrement améliorés. Un bon livre à lire au début du collège.

 

Scénario et personnages: 4/5

Ecriture : 4/5

Originalité : 3/5

Suspense et addictivité : 4/5

Ma note finale : 15/20

 

Alexis

27/8/2013

http://lecture-folle.e-monsite.com/pages/categorie-aventure/les-profanateurs.html

 

18) On a du mal a commencer mais très vite nous nous retrouvons à vouloir connaitre le fin mot de toutes ces manigances et quand on est en Licence d'Archéologie c'est passionnant de découvrir la vie des Grecs, leurs ruelles leurs croyances etc ..
J'ai adoré l'histoire et sa construction genre suspens
N'hésitez pas un bon moment lecture à dévorer.

17 octobre 2016

Martine71

Amazon

 

19) Bon livre.


On retrouve dans ce roman des personnages déjà apparus dans Sanglante comédie mais il peut être lu indépendamment du précédent.

Antisthène, philosophe fondateur de la secte des Cyniques, va devoir élucider deux affaires concomitantes : le scandale de la mutilation des statues d'Hermès et celui de l'organisation de faux "mystères", sur fond de disparition d'Eupolis, l'auteur de comédies. Il est aidé dans son enquête par le très jeune Aristoclès (qui sera appelé plus tard Platon), à l'intelligence surprenante.

On va croiser Sophocle, ici plus homme de guerre que poète, également Socrate mais surtout le populaire Alcibiade, figure complexe et controversée : auteur du massacre des Méliens, instigateur de l'expédition de Sicile à des fins personnelles, entre autres.

L'intrigue, fondée sur un complot destiné à fomenter un coup d'état, tient la route et propose une fin ouverte... pour un troisième tome ? Les personnages sont bien campés mais la fréquence des termes grecs (définis dans un lexique bien utile) ou le recours à la métaphorisation antique (pas toujours heureuse, cf. les crachées d'or du soleil, p.103, par exemple) ne rendent pas toujours la lecture fluide. D'autre part, on peut regretter l'intrusion de formules très familières ("bluffé", flanquer une baffe, p.66, picoler, p.69...) ou second degré ( ?) dans une langue délibérément assez soutenue.

Comme toujours dans la collection, à la fin, une annexe avec quelques éléments biographiques succincts des principaux personnages ayant existé, une présentation plus détaillée de Platon, de Sophocle et d'Alcibiade et une petite bibliographie.

Le public visé semble difficile à définir.

Claude Dupont

Livrjeun (2017)

http://livrjeun.bibli.fr/index.php?lvl=more_results